Partager l'article ! 3ième conférence : la concentration: L'attirance du matériel est une invitation à la manipulation. Le choix du matériel, de l'activité amè ...
L'attirance du matériel est une invitation à la manipulation. Le choix du matériel, de l'activité amène doucement vers la concentration. La répétition amène à la concentration fragile au début mais qui va se fortifier grâce au temps et à la pratique de plus en plus complexe.
Dans l'aire de vie pratique :
C'est essentiellement la manipulation d'objets usuels.
Le but de ces activités est d'embellir son environnement, mais aussi de favoriser le lien social.
C'est la première présentée car elle fait le lien entre ce qui est déjà connu à la maison et la nouveauté de l'ambiance. Les objets sont adaptés en taille et à la force de l'enfant. Ils sont fragiles et cassables pour qu'ils contrôlent leur geste et ainsi avoir un contrôle de l'erreur. Cela met aussi leur volonté à l'épreuve. Les objet sont toujours rangés au même endroit. Cette organisation spatiale est un repère. Il y a une structuration au sein même de l'activité et un ordre d'utilisation sur le plateau d'activité. L'ordre exterieur (de l'environnement) conduit à l'ordre intérieur chez l'enfant (sa construction cognitive, sa logique). Une activité à un but précis donc l'enfant sait quoi faire et sait aussi qu'il y aura donc une fin.
Il y a une progression dans la complexité de l'activité. Un exemple, les versés :
- dans la manière de porter le contenant (avec soutien de l'autre main, sans soutien, avec élévation)
- dans le choix du contenu (riz, sable, eau)
- dans la précision du versé (taille des récipients de plus en plus petit ou de plus en plus lourd)
La concentration amène à la coordination, à la précision motrice fine. Le mouvement, l'action motrice est en lien avec la pensée qui permet un développement de l'intelligence. Il participe à la construction de la confiance en soi et à l'estime de soi.
Dans l'aire du matériel sensoriel :
Le but est de classifier les informations que l'enfant a accumulé depuis la naissance pour chacun de ses sens. Notre rôle est de préciser ces sens.
La classification exige un minimum de concentration. Pour cela le matériel sensoriel doit isoler une seule caractéristique. Il doit aussi contenir un contrôle de l'erreur pour ainsi permettre une autocorrection et donc ensuite une répétition et donc augmenter le niveau de concentration. Il faut rechercher à affiner sa perception. Pour cela il faut lui montrer les contrastes, les paires, les gradations. Nommer la perception avec de plus en plus de détails. Et ainsi conduire à la conceptualisation c'est-à-dire à la construction d'une pensée logique qui met en lien les objets les uns avec les autres. Cela amène à prendre conscience de la qualité des objets qui composent le monde qui l'entoure. Ainsi l'enfant peut se situer plus précisemment dans ce monde, il est donc mieux adapté à celui-ci.
Dans l'aire du langage :
L'enfant absorbe les mots, les phrases, la grammaire. Il n'y a acquisition que s'il y a interaction avec un autre individu. Il est important de nommer les choses à l'enfant, exprimer ce que l'enfant ne peut encore exprimer.
Vers 2 ans c'est l'explosion du langage parlé. Vers 4 ans vient celui du langage écrit puis la lecture. Enfin vers 6 ans la grammaire.
Il est donc nécessaire de proposer un environnement linguistique riche et précis pour créer des fondations solides dans l'acquisition du langage.
1- classifier par thème d'images
Le but est :
- d'étoffer le vocabulaire et nommer ce qui est non-connu
- dialoguer, d'amener à la discussion
2- raconter des histoires à l'enfant
Le but est :
- de s'exprimer autant que possible
- de découvrir les lettres à l'intérieur du son, puis toucher la lettre.
Les histoires varient en fonction du quotidien. On apprend aussi le "langage social" qui se manifeste avec grâce et courtoisie, dans le respect de l'autre. Cela induit donc le respect mutuel.
Il est important de favoriser la parole, laisser le temps de s'exprimer. L'éducateur doit porter son attention sur l'écoute et sur le silence.
L'écriture précède la lecture.
Il est bon de travailler d'abord à sa propre expression (écrire sa pensée) avant de s'approprier celle des autres.
L'écriture passe d'abord par la manipulation d'objets de la vie pratique (précision du geste, de la main), puis par le cabinet de géométrie (où l'on va de l'acquisition des formes géométriques vers celles irrégulières) et enfin par l'utilisation de l'alphabet mobile. Quand l'enfant a la capacité de former des mots alors la lecture est là.
L'écriture c'est savoir associe les sons alors que la lecture c'est savoir dissocier les sons.
L'accroissement de la difficulté va passer par les phonogramme et les phonèmes.
La grammaire va doucement s'acquérir par les sens vers 5 ou 6 ans.
L'enfant aime jouer avec les mots. D'où l'importance de laisser l'expression libre se faire, tatonner. Il ne faut pas essayer de corriger.
Par le langage on passe à la musique, la géographie, la zoologie...
Il est donc important de progressivement ouvrir le champ dimensionnel de l'enfant face à son environnement.
Dans l'aire des mathématiques :
Le matériel de maths est un matériel sensoriel très concret.
La découverte se fait en manipulant, ce qui :
- conduit à la réflexion et à la déduction,
- permet de développer la pensée logique de l'individu,
- permet d'être capable d'évaluer, d'analyser son environnement.
Les maths se découvrent vers 4ans. Progressivement on passe du concret vers l'abstrait.
Il faut toujours présenter les quantités avant les symboles.
Il y a 6 groupes d'activités :
- la numération de 1 à 10 avec le concept d'unité, la notion de zéro, celle de paire et d'impaire et celle de la base 10, fondement du système décimal.
- les quantités et symboles avec les 4 opérations d'arithmétiques en travail collectif de petit groupe puis en travail individuel.
- les fractions
- les grands nombres
- le calcul mental en mémorisant les combinaisons. Le calcul mental est LE grand but final.
- le boulier
En conclusion :
Amener l'enfant à la normalisation c'est l'amener à sa construction paisible et confiant en lui.
Ce qu'on demande à l'enfant c'est un chemin d'exgence qu'il faut faire nous même devant lui.
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